Petite tragicomédie en 5 actes, ou quand la réalité dépasse la fiction :

Petite tragicomédie en 5 actes, ou quand la réalité dépasse la fiction :
PROLOGUE :

Un concours départemental comme un autre, en doublettes, avec un jet du but annoncé à 14h15 !

IMPOSSIBLE, à cette heure là il n'y avait pratiquement personne sur la place, si ce n'est une dizaine d'équipes. Il a fallu attendre 15h30 pour voir arriver le gros des troupes, et pour en réunir finalement 64 : inscriptions, tirage, et début du concours à... 15h45 ! Mon collègue, dans la voiture, avait eu le temps de boucler une grille de mots croisés, et moi, sur un banc, de lire mon Canard de bout en bout

ACTE I - scène 1 :

C'était notre jour de chance : notre première partie fut une vraie "partie de déplaisir" car le tirage au sort nous avait gratifié de deux pékins qui avaient déjeuné ensemble et qui n'avaient visiblement pas oublié, comme on dit chez nous, de mouiller la meule ! On a mesuré le point à chaque boule jouée, pour trouver parfois des différences de 5 à 8 cm entre les deux boules "litigieuses", sous le regard amusé d'un arbitre - un vrai de vrai, avec le costume, l'écusson, et tout, et tout -, qui riait de bon coeur aux plaisanteries grasses de nos deux lascars ! Pas méchants, les gars, pas agressifs, soit, mais chiants, pesants, fatigants... Et finalement heureux de perdre, à la seule pensée qu'ils allaient se voir offrir un coup à boire, un de plus, et encore un de trop.

ACTE I - scène 2 :

Tradition oblige, on les a abreuvés de bon coeur, moins pour leur faire plaisir que pour s'en débarasser au plus vite, pour la somme rondelette, mais néanmoins exagérée, de 5 euros (soit 2,50 par canette ). Comme on en avait touché 3 (des euros) à la table de marque, il a donc fallu en rajouter 2 de notre poche, et pour 2 consommations seulement ! Business is business, surtout en A, B, C !

ACTE II - scène 1 :

Ceci étant, il est déjà 17h00 et nous ne sommes pas couverts immédiatement : dieu seul sait pourquoi... Il y a comme un léger flottement chez les responsables, qui s'agitent à 3 en même temps derrière le même écran d'ordinateur... Il faudra attendre 18h15 pour entendre notre numéro !

Pas de chance, il est quasiment l'heure de diner et nos adversaires ont un petit creux, qu'ils entendent bien combler afin de nous affronter en pleine possession de leurs moyens : ils ne sollicitent pas notre autorisation, ne nous adressent aucune excuse, mais nous avertissent tout simplement, hilares et vermillons, avec à la main un verre plein d'un liquide jaunâtre dans lequel se baigne un petit glaçon, que nous allons devoir patienter, le temps qu'ils engloutissent leur andouillette-frites ! L'arbitre est toujours là, le même, buvant d'ailleurs la même chose, et qui laisse faire... Sans doute pour éviter de se retrouver avec deux joueurs tombés d'inanition au milieu des jeux ! Ce Monsieur est finalement très humain !

ACTE II - scène 2 :

Une heure, vingt minutes, quelques apéritifs et quelques bières plus tard, nos loustics arrivent, avec des yeux de lapins malades de la myxomatose ! On va pouvoir attaquer la 2ème partie de l'après-midi ! A quelque chose malheur est bon : le pointeur, qui a réellement du shimmy dans la direction a du mal à rester sur le chemin du but, et le tireur envoie un peu n'importe où, comme s'il s'était collé la peau de son andouillette sur les yeux... En 25 minutes, l'affaire est réglée, 13 à 0 ! Il est pile 20h00 !

ACTE III - scène 1 :

Nous sommes couverts dans la foulée ! Enfin, presque... Comme il n'y a pas de cigarettes en vente à la buvette un des deux individus que nous devons affronter est parti en acheter en ville ! L'autre attend gentiment au bar, en compagnie de notre arbitre, fidèle au poste, qu'il vient d'informer, et qui comprend tout à fait le problème, lui-même étant un gros fumeur ! Une chance !

ACTE III - scène 2 :

La loi des séries, ça existe, et nous la subissons ce jour là ! Le temps passe, et il est 20h45 lorsque le portable de notre homme retentit : son partenaire n'a pas trouvé de tabac, mais il s'est fait remarquer par une patrouille de gendarmerie, d'abord en allant un peu trop vite en ville, et ensuite en faisant virer l'alcootest d'une manière inquiétante ! Nous ne le reverrons pas de la soirée : pour nous la partie est gagnée ; pour lui elle est mal engagée... Aux suivants !

ACTE IV - scène 1 :

Des gens pressés, les suivants : ils sont attendus à un anniversaire, alors ils nous réclament les gains de la partie qu'ils proposent de nous donner ! Pas de chance pour eux : ils sont exactement dans le cas de figure qui nous sort par les yeux ( des gens qui vous imposent leurs impératifs qui n'en sont pas, en vous dictant grossiérement, qui plus est, leurs conditions) et on refuse tout net : soit ils jouent, soit ils s'en vont, mais les mains et les poches vides ! On n'en fait pas une question d'argent, compte tenu du ridicule de la somme qui nous échoit, mais une question de principe, uniquement !

La discussion s'engage, le ton monte, et notre arbitre, toujours en maraude, et comprenant qu'on ne mollira pas, se décide enfin à trancher en notre faveur après une grosse demi-heure de palabres et d'invectives inutiles ! Les gars s'en vont, ulcérés, sans avoir admis, et encore moins compris, l'incongruité de leurs exigences, en nous assurant qu'ils nous retrouveront... Sans doute, le monde est si petit !

ACTE V - scène 1 :

C'est les quarts de finale, et à ce stade là de la compétition, lorsqu'il est déjà 21h15, en septembre, il est des gens qui vous proposent le partage, arguant qu'ils ont des kilomètres à faire pour rentrer, qu'ils prennent à 4h00 du matin le lendemain, qu'ils n'ont pas d'éclairage sur leur véhicule, que leur pauvre femme est souffrante, que leurs enfants sont seuls à la maison, que leur chien n'a pas bouffé, ou que sais-je encore ? De toute façon on est dans une journée noire, on cumule les "saucissons", alors on n'échappe pas au dernier : on nous pose donc la question qui tue, "on coupe ?", avec une intonation qui suggère la réponse attendue, suivie du traditionnel "tout le monde est d'accord" - ce qui sous-entend que si on ne l'est pas on endossera alors les costumes des empêcheurs de partager en rond -, et assortie d'une explication on ne peut plus fantaisiste... Et merde !

EPILOGUE :

On n'ecoute pas, on n'écoute plus, ce qu'on nous raconte, on ne répond pas, on opine du chef, on ne compte même pas les billets qu'on nous tend, on les prend, on ne dit même pas merci, on s'en va, on en a marre, plus que marre !

Pour autant qu'il m'en souvienne, cette expédition doit être la dernière que j'ai faite en rase campagne en 2009, et je me demande si elle ne m'a pas conforté dans ma petite idée que j'avais, depuis quelques temps déjà, de renoncer aux concours de pétanque... Allez savoir pourquoi ?

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-


Je remercie les acteurs et les figurants occasionnels qui m'ont permis d'écrire cette pièce dans laquelle les costumes n'étaitent pas de Donald CARDWELL, ni les décors de Roger HARTH , mais les faits complétement réels, en dépit de leur caractère pour le moins surréalistes !

# Posté le mardi 09 février 2010 05:38

Modifié le mardi 09 février 2010 06:04

C'est bien parti !

C'est bien parti !
Je suis vraiment heureux en ce moment, ma saison de pétanque parallèle se présente sous les meilleurs auspices : la semaine dernière j'ai gagné un doublette qui réunissait 17 équipes, carrément ! ( j'étais à la table en même temps, alors je me suis mis deux offices, parce que les copains ils aiment autant jouer plutôt que d'attendre ! )

Avant hier j'enlève le tête à tête à 4 boules (on était quatre au départ et on a coupé en demi) ; et cet après-midi je suis encore en quart du principal (24 équipes) où je prends une "Fanny", mais tin, les mecs comment ils ont joué, ils ont tout tapé, tin, les cons !

Bref, vous l'aurez compris, je suis en pleine bourre : je gagne ou je fais un super parcours, et c'est important pour la confiance en début de saison !

Ouais, je sais, c'est pas des exploits de passer des petits concours comme ça, c'est pas Millau, ok, mais il faut les passer quand même, parce que tous les gens que tu rencontres ils font tout pour te faire perdre, faut pas croire !

Bon, les gus y disent comme ils veulent, y pensent ( pas tous, hihihi ), ce qu'ils veulent : on-s'en-fout !

Moi je dis qu'une victoire en doublettes (17 équipes), une en individuel, moi qui n'aime pas ça (enfin surtout à 3 boules, à 4 ça va mieux) et un quart avec 24, ça vous refait une santé psychologique !

Ah ! je suis pas loin de retrouver des sensations, je sens mes boules, oh oui, je les sens bien !

Tin, le bonheur, c'est simple comme un coup de boule !

# Posté le lundi 08 février 2010 15:01

C'est maigre !

C'est maigre !
23 triplettes mixtes la semaine dernière à Bourbon-Lancy, 30 ce samedi, à Paray-Le-Monial, décidément, c'est maigre, ça va mal et ça dure : les "mixtes" nous avaient habitué à des participations largement supérieures !

Surtout dans d'aussi jolis boulodromes que ces deux là où tout est fait pour qu'on y joue dans d'excellentes conditions ! C'est un peu triste quand même...

Alors bien sur, pour expliquer ces "misères" on va invoquer la concurrence d'autres concours dans les environs : c'est vrai, mais à qui la faute ?

Il n'y a pas quelque part des gens élus, en charge d'organisation et d'administration qui soient capables de s'entendre, y compris d'un secteur à l'autre, et même d'un comité à l'autre, pour éviter la multiplication des concours sur un seul jour à quelques kilomètres seulement les uns des autres ?

Autrement dit pour établir un calendrier cohérent, tout simplement ! Avec l'informatique dont on nous rebat les oreilles aujourd'hui, oh, la, la, qu'est-ce q'on ne ferait pas en deux coups de cuillère à pot ? La preuve !

Ne serait-ce qu'à partir de ça, comment voulez-vous que la discipline soit prise au sérieux ? Vous ajoutez le reste, tout le reste, dont je n'ai même plus envie de parler puisque tout le monde s'en fout, et vous ne vous étonnerez plus outre mesure de voir fondre les effectifs !

La pétanque officielle a mangé son pain blanc, j'en ai bien peur !

# Posté le lundi 08 février 2010 05:58

LE BILLET DU LUNDI n°62 :

LE BILLET DU LUNDI n°62 :
Pourquoi des gens choisissent de prendre une carte de membre, que nos grands chefs s'emploient à diaboliser, ou presque - dans un club plutôt qu'une licence ? Pour deux raisons principales, qui n'ont pas grand chose à voir avec une question de prix. En effet, ce n'est pas pour économiser 10 ou 15 euros par an que les gens se rabattent sur cette carte : c'est d'abord parce qu'elle leur suffit étant donné qu'ils ne font pas de compétitions ( c'est donc sur les causes de ce manque d'intérêt pour la pétanque officielle qu'il faut s'interroger sérieusement ) ; ensuite, parce qu'ils souhaitent néanmoins matérialiser, en quelque sorte, leur appartenance à un club et qu'ils trouvent tout à fait normal de verser leur obole, de leur plein grè, en échange de l'utilisation des installations.

Allez interroger, comme je l'ai fait, quelques uns de vos camarades, et c'est les réponses que vous obtiendrez 9 fois sur 10 ! Certes le club s'y retrouve en encaissant la totalité de la somme, mais ce n'est pas loin s'en faut l'essentiel de ses revenus ! D'ailleurs, ces cartes ce n'est pas toujours ce dernier qui les a proposées, mais souvent les gens qui les ont demandées.

Partir en guerre contre cette pratique en la déclarant hors la loi, et également dangereuse pour des questions d'assurance - les deux allégations restant à démontrer -, ne sert strictement à rien : même si on venait à y mettre fin à force de pression sur les Présidents de sociétés, il faut bien se dire que la Fédération n'en retirerait aucun bénéfice, que ce soit en termes d'argent ou d'effectifs ! C'est même l'effet inverse qui serait obtenu dans un pays dont les ressortissants adorent persister dans les voies qu'on leur interdit d'autorité ! On est Français, ou on l'est pas !

Ceux qui n'ont pas ou plus envie des compétitions officielles - parce que indifférents, blasés, écoeurés, fatigués, ou trop âgés,... -, ne les réintégreront pas pour autant, et ils trouveront à la fois, sans grandes difficultés, un autre endroit et d'autres moyens pour pouvoir continuer à se rencontrer et à partager leur loisir en toute tranquilité, et toujours sans licence. Au besoin, ils se contenteront de jouer uniquement quand le temps leur permettra de le faire sur des jeux de plein air ; les jours d'intempéries, ils iront taper le carton dans un bistrot sympathique, qui sera tout heureux de récupérer de la clientèle... Il faut tout ignorer de la base et de ses réalités pour penser le contraire !

Par conséquent, à quoi bon gaspiller son énergie pour mener un combat totalement inutile ? Il y a bien d'autres choses à voir et à revoir, bien d'autres questions à se poser pour enrayer les désertions en masse, qui ne sont certainement pas une conséquence directe de l'existence des cartes de membres. Elles n'auraient jamais vu le jour qu'on en serait exactement au même point.

C'est ailleurs que ça coince, et nous le savons tous : il y a l'insécurité, liée aux problèmes d'alcool dont on ne veut pas interdire la vente ; les horaires démentiels des concours, d'une part, parce qu'ils ne démarrent jamais à l'heure, d'autre part, en raison de l'incorrection des gens qui sont "couverts" et qui continuent néanmoins à boire ou à casser la croute en vous imposant parfois des attentes interminables entre les parties; les tarifs d'usuriers des stands de boissons et restauration, justement, dès lors que l'intendance est confiée à des "privés"; les formules A,B,C, maintes fois dénoncées, mais en vain, parce qu'elles réduisent les gains à peau de chagrin ; les concours qui commencent le matin, avec des frais supplémentaires pour les uns, et l'impossibilité de participer pour les autres; les réglements disparates et élastiques avec les discussions généralement houleuses qu'ils génèrent ; les parties des derniers carrés, qui ne sont quasiment plus jouées, du moins honnêtement (excepté en championnats), ce qui ne fait pas très sérieux pour une discipline qui revendique un statut de sport de haut niveau ; le clanisme chronique des bureaux à tous les niveaux, lesquels restent incapables de motiver, et encore moins de fédérer ; les nouvelles formules en octoplettes, qui imposent des sélections dans les clubs, et qui oblige tout le monde à payer pour seulement quelques uns qui s'amusent, etc, etc.

Cette énumération est loin d'être exhaustive. Je passe volontairement sous silence, afin de ne pas offenser qui que ce soit, d'autres désagréments résultant de gros soucis de mentalités, de prétentions, et d'intelligence, qui pésent lourd dans la balance, et qui finissent par rebuter les plus philosophes et les plus tolérants d'entre nous... En définitive, les cartes de membres ne sont pas un inconvénient, mais plutôt une chance pour nombre de petits clubs qui n'existeraient plus s'ils n'en délivraient pas; leurs titulaires étant souvent les bénévoles qu'on se félicite de retrouver derrière les stands, pendant que les licenciés, dont certains ne condescendent jamais à se frotter aux tâches subalternes, profitent des manifestations qui sont organisées.

De toute façon, ce n'est pas quand le ver flirte déjà avec le coeur du fruit qu'il faut songer à réagir, surtout en se trompant de cible et de remède par dessus le marché : il fallait le faire bien plus tôt, au lieu de s'asseoir pendant plus d'une décennie, en se drapant dans sa suffisance et dans son mépris des basses classes, sur l'ensemble des sujétions et des doléances qui ont été émises, et qui auraient du résonner comme autant d'avertissements solennels ! Malheureusement il n'est pire sourd que celui qui ne veut rien entendre, ni pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !

Alors on réfléchit un peu, en se retournant tout simplement sur le chemin parcouru en dépit du bon sens, et on dit merci QUI ?

A lundi prochain, peut-être... Bonjour chez vous et portez-vous bien.

# Posté le dimanche 07 février 2010 18:04

Je m'voyais déjà !

Un artiste de mes amis voulait expliquer en musique pourquoi il avait lui aussi renoncé à la pétanque officielle, alors je lui ai bricolé cette petite parodie d'une des plus célèbres chansons de Monsieur Charles AZNAVOUR,

"Je m'voyais déjà",

Un jour en plus de fair' le saltimbanque,
sans trop savoir pourquoi j'ai eu envie
d'aller tâter un peu de la pétanque,
pour mettre un brin de folie dans ma vie,

J'ai acheté les boules les plus chères,
anti-rebonds, anti-trous, anti tout,
les beaux points, les carreaux, je me suis dis peuchère,
ça va tomber et péter de partout !

Je m'voyais déjà à la Marseillaise,
gagnant des parties et comptant mes sous comme un vieux rapiat,
je m'voyais déjà, tranquille et à l'aise,
dans quelques années battre le record du grand Pisapia !

Je ne manquais rien de six à dix mètres,
j'étais le plus fort au tir comme au point alors les copains
ne savaient jamais vraiment où me mettre,
qu'on joue les parties sur du terrain lisse ou dans des parpaings !

La hargne a baissé, bien sur, en prenant de l'âge
Mais le bras est là, le geste est précis, et j'ai du ressort,
On joue beaucoup moins aussi le soir au village,
Mais j'ai du métier, j'connais tous les trucs et j'en tape encor !

Rien que sous mon nez de voir une boule,
coller au bouchon j'en ai dans les doigts comme des fourmis,
J'ai envie d'cogner, ça me rend maboule,
quand je monte au rond, y'a plus de copains et y'a plus d'amis !

Ce bob Ricard, y'a trente ans que j'le porte,
et mon Marcel c'est ma seconde peau,
Mais v'là qu'des gus, le diable les emporte,
voudraient qu'je porte un sweet et un chapeau !

Que j'fasse plus de pub pour l'anisette,
mais pour la flotte ou bien pour du coca,
comme si ça allait éviter les musettes
et les conn'ries des semeurs de caca !

Je m'voyais déjà en photographie,
seul sur le podium, ravi et content vainqueur de Millau,
Je m'voyais déjà, je vous le confie,
avec du beau bleu, du blanc et du rouge sur le maillot !

J'tendais gentiment la main à Philippe,
pour le consoler d'avoir ramassé un treize à zéro,
avec un petit sourire à la lippe,
un peu désolé pour ce grand champion d'être son bourreau !

J'ai tout essayé, bon dieu, pour que ça arrive,
Je m'suis entrainé vingt heures pas jour et même la nuit,
avant de tout arrêter devant les dérives
de Dame Fédé qui à fait virer le jeu à l'ennui !

Pas vraiment fana de ses octoplettes,
je les laisse à ceux qui trouve marrants ces concours new look !
Estimant que la panique est compléte
Je reprends ma basse et je file loin, bien loin de ce souk !
Je m'voyais déjà !
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# Posté le dimanche 07 février 2010 07:08

L'expérience est immuable :

 L'expérience est immuable :
A chaque fois que je lis une histoire de bénévole qui relate son parcours douloureux, sur un site de pétanque ou sur tout autre support, je me dis qu'on pourrait tout à fait parodier le titre du film de Claude LELOUCH pour intituler le récit "l'itinéraire d'un individu gâté - au sens d'abîmé, éprouvé,... - par les autres."

Parce que l'expérience est immuable : tous les bénévoles font la même traversée, qui dure plus ou moins longtemps, et qui les emmène réguliérement de l'enthousiasme du départ à l'aigreur de l'arrivée ! Ils commencent tous en riant, ils finissent tous en pleurant !

Quand ils se lancent, pleins d'idées, et aussi d'illusions, ils sont heureux, contents, ravis, de prendre en mains l'administration de leur club, de leur comité, ou de leur association : tout le monde les félicite, tout le monde se range derrière eux comme un seul homme et ils ont alors le sentiment que tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes... Comme "Candide." Las, à la première décision prise la dure réalité est là pour leur signifier qu'ils ne font pas l'unanimité : normal, qui l'a jamais faite en ce bas monde ? C'est le début des petites réserves des uns, les "amis", et des critiques acerbes des autres, les "moins amis"; c'est le commencement des états d'âme pour les bénévoles, pas encore ni déçus, ni découragés, mais déjà un tantinet surpris, voire inquiets, parfois contrariés...

Qu'à celà ne tienne, ils s'accrochent ; ils ne comptent pas leurs heures, pas davantage leurs kilomètres, à peine leur argent, ne parlent pas de ce qui commence à les chagriner, persuadés qu'ils finiront par emporter l'adhésion du plus grand nombre, et par réduire les voix discordantes au silence en faisant la démonstration de leur disponibilité et de leur désintéressement : je le sais, je suis passé par là, et j'y ai cru aussi ! Il est vrai que j'ai toujours été un peu poète, et que ça suppose une part de naïveté congénitale...

Pauvres bénévoles, plus ils en font, plus ils s'exposent, naturellement, à toutes sortes de reproches et de contestations. Doucement mais surement, leur foi s'émousse, et leur capacité d'endurance se révèle un beau jour inversement proportionnelle à la montée en puissance des boniments des démolisseurs et c'est le début de la fin de leur sérénité et de leur détermination : alors ils se plaignent, de plus en plus fort, et de plus en plus souvent - comme leurs prédécesseurs, et comme leurs successeurs, qui connaitront la même fin à l'issue du même calvaire, et ainsi de suite, parce qu'on ne changera jamais l'espèce humaine -, qu'ils ne sont pas récompensés, que leur travail n'est pas reconnu, que personne ne leur manifeste la moindre reconnaissance... Leur discours n'est plus qu'une litanie, leur bureau c'est celui des pleurs, adossé au mur des lamentations ! A ce moment là, la coupe est pleine, et il est temps de rendre son tablier car il ne sert à rien, comme d'aucuns le font trop souvent, de rester pour jouer les martyrs !

D'autant plus qu'ils n'ont rien à répondre à ceux qui viennent leur seriner gentiment que leur révolte est mal venue dans la mesure où personne ne les a contraints à entrer dans l'arène, et que personne ne les oblige à y rester : parce que c'est la stricte vérité !

Ainsi va le chemin de croix des bénévoles : tôt ou tard, l'enthousiasme n'est plus, et l'aigreur qui le remplace leur fait au coeur et à l'esprit comme une cicatrice, dont la profondeur varie en fonction du tempérament des individus, mais qui ne se referme plus, dans tous les cas de figures !

# Posté le dimanche 07 février 2010 04:46

Modifié le dimanche 07 février 2010 07:28

A la guerre comme à la guerre !

A la guerre comme à la guerre !
Si ça peut rassurer, il n'y a pas qu'à la pétanque qu'on trouve des emmerdeurs. Pour preuve cette anecdote vue dans "Le Canard enchainé" du mercredi 03.02.2010., qui reprend une brève du "Courrier International", lequel l'avait lui-même extirpée d'"Arabs News", un journal de Djedda, et intitulée "la guerre des étrons fait rage en Arabie Saoudite."

Une telle nouvelle méritait bien de faire le tour du monde, et de parvenir jusqu'aux lecteurs de "bouletbut, le blog qui déchire" et qui em...barrasse parfois pas mal de monde, lui aussi !

En quelques lignes : dans un quartier de Djedda des habitants, je cite, "ont recours à une arme biologique non conventionnelle pour régler leurs différends : la déjection." A savoir que cinq familles ont ainsi décidé d'écouler leurs déjections dans la rue pour empuantir le voisinage aux fins de pousser au déménagement des ouvriers célibataires, qu'ils n'avaient visiblement pas en odeur de sainteté...

Réaction immédiate des victimes, qui n'ont pas laissé "couler", si je puis dire ainsi : boucher les tuyaux d'écoulement pour embaumer les appartements des semeurs de... troubles !

Comme quoi, dans les pays riches aussi, et même sans forcer outre mesure, on arrive à s'amuser à moindres frais avec bien peu de choses !

# Posté le samedi 06 février 2010 12:35

Quel artiste ! Quelle chanson !

Qu'ils jouent aux boules ou au ballon, qu'ils tiennent le haut du pavé ou le bas du fossé, qu'ils soient très jeunes, ou déjà vieux, et même entre deux âges, les hommes seront toujours des hommes !

Mais laissons-là les théories fumeuses et les grands discours : je vous propose, pour approcher au plus près de la dure réalité, d'écouter cette chanson d' Henri TACHAN, "Les z'hommes", qui date de 1975, mais qui n'a rien perdu de son réalisme !

J'aime bien cet artiste, et j'aime bien ce texte !

# Posté le jeudi 04 février 2010 16:52

C'est qui qui est qui ?

C'est qui qui est qui ?
N'ayant rien de mieux à faire hier soir j'ai regardé la rencontre de football qui opposait deux grands clubs français, et je dois reconnaitre que ça m'a beaucoup amusé !

En effet, distraction et dépaysement garantis à la seule saveur des commentaires : " Ah ! bien joué de la part du Turc qui a failli glisser cette balle au Portugais..." ; " ah ! dommage, dommage que le Novégien, n'a pas pu prolonger en direction de son capitaine Sénégalais... "; "il est bon, il est vraiment très bon cet Ivoirien..."; "Oui, beau duel 100% Sud Américain entre l'Argentin et le Brésilien..."

Finalement, quand on sourit en voyant à la pétanque que tel ou tel club n'a pas un seul élément de sa région dans son effectif, où que des joueurs d'origine Nordiste représentent le Sud au trophée des villes, au sein de formations sans identité très précise, ça reste tout à fait anecdotique comparée à la diversité des équipes de football qui évoluent sur notre territoire, et dans lesquelles on parle à coup sur davantage de langues qu'à la tour de Babel !

Même en opposant une équipe de la Légion Etrangère à une sélection des Casques bleus de l'O.N.U., je ne pense pas qu'on rassemble un plus grand nombre de nationalités différentes sur la pelouse... Heureusement que les entraineurs et les arbitres parlent beaucoup par gestes !

Rien d'étonnant, par conséquent, qu'on nous dise parfois, lorsqu'ils ont perdu un ballon, que deux joueurs ne se sont pas compris... Rien d'étonnant non plus si le football commence lui aussi à perdre des licenciés : comment voulez-vous que nos jeunes Français continuent à s'engager en masse quand on voit le peu de places qui leur sont réservées dans les clubs ? A moins d'être surdoués pour aller faire carrière en Espagne, en Italie, ou en Angleterre, c'est le banc de touche qui les attend !

Ceci étant, on peut aussi positiver, et se dire en découvrant ces équipes de mercenaires que c'est quand même réconfortant quelque part, dans un monde qui entretient toujours une guerre stupide ici ou là, de constater que le football permet au moins à tous les gars du monde de se donner la main - et quelquefois le pied -, par delà les races et les couleurs !

Pour s'y retrouver, ne pas oublier, par contre, avant de s'installer dans son fauteuil de bien lire l'affiche pour savoir exactement, même si ça reste quasiment virtuel, qui joue contre qui ?

# Posté le jeudi 04 février 2010 05:43

Modifié le jeudi 04 février 2010 06:35

J'ai lu les "news" :

J'ai lu les "news" :
Bien qu'actuellement retiré des affaires, j'ai quand même lu la "Newsletter n°1" de Février 2010 avec beaucoup d'intérêt - c'est une bonne idée cette lettre, même s'il est à peu près sur que très peu de pétanqueurs la liront -, et je n'ai pas boudé mon plaisir à toutes les pages !

J'ai adoré, dans le discours du "Monsieur Assurance" au Congrès d'Epinal la "carte de membre réductrice et illégale", ainsi que "la simplicité et la sérénité d'être licencié", c'est du bel ouvrage ! Un exposé convaincant, mais uniquement pour des gens ignorant tout des subtilités qui permettent aux assureurs de nous superposer des tas de contrats inutiles ! Un sujet déjà abordé ici, dans un article intitulé "ça ne manque pas d'assurance...", en date du 25.01.2010.

J'ai bien aimé aussi le passage quasiment lyrique dans lequel on apprend que "Le succès incontestable de la première édition du Championnat National des Clubs laisse présager un bel avenir à cette compétition. C'est en construisant pas à pas le CNC, en valorisant et médiatisant la pétanque dans un esprit « club » que cette compétition pourra s'inscrire de façon durable, et devenir l'une des compétitions les plus prisées."

Quand on voit les tractations des "gros pigeons voyageurs" du circuit en fin de chaque saison - dont la plupart ne "prisent" pas encore, puisque toujours absents de cette compétition -, on est quand même en droit de se demander si on peut effectivement tout baser sur l'esprit "club" qui les anime ! Quant à la médiatisation, avec la plupart des retransmissions sur des chaines à péages, on débouche forcément sur des audiences plutôt confidentielles... Sauf en été, avec "La Marseillaise" sur la trois.

Enfin, parmi les gens qui vont lire, combien ne vont pas oser avouer, comme je le fais moi-même en toute sincérité, après avoir traversé ce passage de l'éditorial de Monsieur le Président, je cite : "dans les temps difficiles que nous vivons avec la baisse "énorme" du nombre de nos licenciés trop souvent dévoyés par ceux qui nous demandent tout, la proximité doit pouvoir faire naître les synergies et les dynamiques les plus prometteuses.", qu'ils n'ont strictement rien compris à ces quatre lignes là ? Le reste, ça va !

Il n'empêche, les Newsletter, ça se fait, c'est très tendance : non seulement ça démontre un changement radical de politique, mais en plus ça colle au siècle informatique ! Cependant, si ça ne contient aucun résultat, avec des scores à partir des 8èmes de finale, j'ai bien peur que ça ne retienne pas l'attention d'une large majorité des licenciés... On les connait les copains !

C'est marrant cette obession de la modernité à tout prix ! Même notre Claire CHAZAL nationale à succombé, vous avez vu ? Bien décidée à coller elle aussi à son époque, vraisemblablement pour faire plus jeune, plus "in", elle a tout à coup décidé de délaisser son fauteuil de présentatrice pour poser son auguste derrière sur un coin de table !

Chacun son truc ! D'autant que ça ne l'empêche pas de nous balancer normalement ses "news".

# Posté le mardi 02 février 2010 16:34

Modifié le mercredi 03 février 2010 04:39