Vite, vite, y'a du nouveau

Vite, vite, y'a du nouveau

Oui, mais demain, 23.11.2009. c'est le billet du lundi, juste pour info, comme d'habitude....
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# Posté le dimanche 22 novembre 2009 09:47

Le sport c'est la guerre !

Le sport c'est la guerre !
La polémique qui a suivi l'indélicatesse du capitaine de l'équipe de France de football a été l'occasion d'entendre des raisonnements qui ne sont quand même pas piqués des hannetons !

Il y a d'abord ceux qui ont trouvé ça normal, en arguant que c'est monnaie courante sur tous les stades du monde, du Maracana à San Siro, et de l'Olympiastadiom à Wembley, en passant par le Stade de France - ce qui est vrai, hélas -, autremnt dit en déclarant tout net que la fin justifie les moyens ! C'est déjà assez difficile comme ça de gagner, par moments, alors s'il faut encore y mettre la manière et gamberger sans cesse au risque de s'emmêler les pinceaux dans l'écheveau de la morale et des grands principes... On n'est pas sorti des stades !

D'autres raisonnements ne sont pas banals non plus, et notamment celui de Monsieur Roby KEAN, lui-même, qui reconnait avoir gagné au tour précédent en bénéficiant d'un pénalty imaginaire, et qui accepte donc de bonne grâce, cette fois, d'être le volé plutôt que le voleur ! Quel fair-play, quelle grandeur d'âme, diront d'aucuns ; je préfère écrire quel réalisme, quel cynisme de professionnel ! En effet, par là même, il reconnait implicitement, avec pareille déclaration - et son flegme britannique, autant que ses non-dits, en attestent sans ambiguité -, qu'ils sont tous des tricheurs en puissance, et que lorsque l'occasion peut faire le larron, au diable la chimère de l'esprit sportif de l'utopiste Baron De Coubertin ! Il y a trop de fric en jeu : tout est là !

Evidemment,qu'on peut tout expliquer, voire tout pardonner, en invoquant comme une sorte de justice : on s'est fait avoir un jour, donc pas de scrupules, pas d'hésitation, c'est normal de léser l'autre à son tour : c'est un juste retour des choses, un prêté pour un rendu - encore que j'aimerais mieux dire "pour un vomi" -, et rien de plus, fermez le ban ! L'anomalie ou le dérapage suivant étant toujours excusés par un précédent, on ne commet plus de fautes, on rend seulement la monnaie : vu comme ça, on n'est pas à la veille d'assainir les moeurs sportives, et on n'a pas fini de disserter ! Or, la fameuse loi du talion, style vendetta corse, n'est pas forcément la meilleure des solutions : les morts ne se compensent pas ils s'additionnent !

Et puis il y a la panacée, l'argument massue : c'est une erreur d'arbitrage, donc c'est la faute des hommes en noir qui n'ont rien vu, ou qui n'ont rien voulu voir, dieu seul le sait, si il existe ! Les arbitres sont responsables, dans tous les cas de figures ! Même à la pétanque, où il y a peu d'erreurs d'arbitrage proprement dites, mais où l'application du réglement se fait parfois à la tête du client, en fonction de sa notoriété... N'exagérons pas trop non plus dans ce sens : les arbitres sont des êtres humains, donc faillibles et influençables ! Sans le secours de la vidéo qu'on leur refuse, sans doute parce que Monsieur Platini sait mieux que personne de quoi un grand "sportif" est capable, ils sont limités ! Par ailleurs, au football et aux boules, il est vrai aussi que le jour où on sanctionnera tout, sans exception ( le temps,le maillot, le rond, le short, le pas,...), parce qu'on verra tout, on risque d'avoir un autre souci : certaines parties ne seront plus jouables !

En attendant, s'en prendre actuellement aux seuls arbitres dans un cas de faute ou de simulation, à la vitesse où se déroulent les actions, qui plus est, orchestrées par des professionnels du "cinémà" et de la "ficelle", c'est aussi peu convaincant que de fustiger une municipalité parce qu'elle a planté des arbres au bord d'une route et qu'un copain, sous l'emprise de l'alcool et du cannabis, est venu enrouler sa voiture autour en roulant à près de 200, avec un téléphone collé à l'oreille ! Dans semblable situation, avant de mettre un maire en prison, il faut peut-être envisager ne serait-ce qu'une répartition des responsabilités, non ?

Cet incident, en réalité, n'a fait que conforter l'idée que j'ai gardée du milieu lorsque j'ai arrêté la compétition, encore jeune, et néanmoins écoeuré : le sport n'est pas une école de toutes les vertus, contrairement aux jolis refrains qu'on claironne à la cantonnade pour se donner le change, parfois bonne conscience, ! Il ne l'a jamais été d'ailleurs ! On trichait déjà dans l'antiquité pour gagner des courses de chars, récompensées par une couronne de laurier et quelques sesterces, alors les choses ne sont pas allées en s'arrangeant, à mesure que l'argent est arrivé en masse et que les enjeux sont devenus astronomiques ! On a vu récemment, sur les circuits de formule 1, qu'on ne craignait pas davantage qu'au temps de Ben Hur de mettre en péril la vie d'un concurrent pour décrocher un titre de champion du monde, et surtout le pactole qui va avec !

Dans ce contexte lamentable il n'est pas difficlle de comprendre pourquoi certains d'entre nous aimeraient tant que la pétanque reste un jeu, qu'elle reste à sa place, avec le statut qui a fait son succès : parce que le sport, ce n'est pas la fraternité et la mise en avant de toutes les qualités de l'homme ! Le sport de haut niveau, c'est des affrontements, des rivalités, des coups tordus, des trahisons,... Le sang de nos gladiateurs modernes ne coule plus sur le sable des arènes - quoique -, mais les coups portés n'en sont pas moins rudes ! Aujourd'hui, tout le monde à son druide et sa potion "magique" pour terrasser l'adversaire parce que la fortune est au bout ! Le sport de haut niveau, pourri par le fric jusqu'à la moëlle, c'est la guerre en short, et sans les fusils !

D'ailleurs, entre un match à hauts risques entre deux équipes de football de première division, autour duquel des imbéciles ne se privent jamais de faire monter la sauce en débitant des commentaires stupides huit jours à l'avance, et un dessin animé de Tex Avery, il y a bien longtemps que j'ai choisi !

# Posté le samedi 21 novembre 2009 12:46

Modifié le samedi 21 novembre 2009 16:07

Il parait...

Il parait...
Il parait, je dis bien "il parait", et d'ailleurs tout ce que je vais écrire ici sera au conditionnel, que certains membres de comités (au pluriel) seraient depuis quelques temps déjà en proie à deux préoccupations essentielles...

A cette époque, on pourrait penser, avec le traditionnel retour des assemblées générales, qu'il s'agit de la mise au point de leurs différents rapports, moraux, sportifs, et financiers, qu'ils ne manquent pas de présenter chaque année, et auxquels il convient d'apporter un soin particulier ; on pourrait aussi les imaginer immergés jusqu'aux cheveux dans les préparatifs de la prochaine saison, qui réclament toujours, avec l'organisation des différents championnats, pas mal d'investissement, de vigilance, et d'anticipation, notamment pour se familiariser avec l'informatique...

Ce serait somme toute assez logique, et cependant, "on" nous dit que ce n'est pas tout à fait ces choses là qui seraient au coeur des débats et des luttes d'influence qui agitent fortement un certain nombre d'instances départementales ! Il parait, qu'il est seulement deux images qui hantent en permanence les esprits de quelques uns : une d'Epinal, si on peut dire ainsi, toute faite de mets raffinés et de vins fins, et l'autre en forme de carte postale de la côte d'azur, avec la baie des anges inondée de soleil...

Aux dernières nouvelles, les luttes intestines seraient chaudes en certains endroits pour savoir qui aura, d'une part, le privilège de se rendre dans les Vosges, en janvier prochain, au 65ème Congrès de la F.F.P.J.P., pour toucher la juste récompense de toute une année de travail souterrain et désintéressé, en profitant sans modération des agapes monstrueuses promises aux participants ; d'autre part, pour désigner le ou les petits veinards qui décrocheront leur billet pour une promenade en été sur celle des Anglais, en qualité de délégués au prochain championnat de France en triplettes séniors !

EPINAL et NICE, voilà quels seraient, ici et là, à en croire les échos des bavards invétérés , les deux objets de toutes les convoitises d'un certain nombre d'élus, lesquels ne rêvent plus en quelque sorte, et en alternance, que de serviettes de table et de serviettes de plage !

Comment ne pas comprendre ? Depuis l'invention des congés payés, la montagne et la mer ne sont-elles pas les deux destinations préférées des travailleurs, dès lors qu'ils ont besoin de s'évader pour se refaire une santé ? Comment ne pas admettre qu'il est tout à fait normal qu'on se bouscule sans complaisance aux portillons des comités pour gagner son droit à l'embarquement ?

Enfin, "il parait"... Autrement dit, "sous toute réserve de vérification ou de confirmation" : il est tant de mauvaises langues, tant de gens suspicieux et jaloux de leurs semblables, qui se répandent volontiers en indiscrétions peu charitables pour se venger du fait d'être irrémédiablement écartés de la course à l'investiture, qu'il est quand même fortement recommandé de ne pas tout prendre pour argent comptant, même s'il s'agit du nôtre, qui sera finalement dépensé !

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 02:29

On joue comme on aime, tout simplement...

On joue comme on aime, tout simplement...
Il y a quelques années nous étions quelques uns à nous ennuyer ferme quand il nous fallait passer tout un samedi sans concours ! Aujourd'hui, à force de nous en supprimer pour rencontre spéciale de ceci ou de celà, on a fini par nous habituer, et la tendance s'est inversée : quand il n'y a pas de concours, on se réjouit ! Parce qu'un samedi, voire un week-end à vide, ça veut dire plus de copains disponibles, et donc la possibilité de les retrouver pour monter deux ou trois parties sympathiques, dehors, si il fait beau, et à l'abri, quand on en trouve un, en cas d'intempéries...

C'est une occasion de se faire plaisir en renouant avec la pétanque qu'on aime, sans contraintes, sans argent, sans embrouilles, mais pas sans bonheur, ni sans application ! Pas sans talent non plus car il n'y a pas que des manchots sur place : il y a des anciens champions, des vrais, de ligues et de départements, dont certains pourraient tout à fait prétendre, s'ils en avaient encore le goût et l'envie, à conquérir d'autres titres ! Seulement voilà les choses ont bien changé ces 10 dernières années et, dans ce nouveau petit monde à jamais bouleversé, ils ne reconnaissent plus rien de ce qu'ils ont tant aimé ! Leur foi s'est émoussée, ils ont pris un peu d'âge aussi, et ils préfèrent désormais s'abstenir ! Ils font partie de la longue liste de tous ces anciens joueurs de haut niveau qu'on ne rencontre plus dans les tournois officiels, parce qu'ils ne s'accomodent pas du climat qui les entoure, et des mentalités quelquefois très particulières qui les pourrissent.

La seule pétanque qui les attire encore, la vraie, celle à laquelle ils ne renonceront jamais, ne serait-ce que pour s'entretenir en s'aérant de temps en temps, c'est celle qu'on fait revivre entre nous sous les platanes majestueux de notre vieille place. Avec le droit de s'amuser, de se tromper, de galéjer, de discuter, et de respirer normalement, sans se faire agresser par un tireur qu'on aura soi disant gêné ! Un de ces m'as-tu-vu pétris de mauvaise foi, comme en voit de plus en plus, et qui ne craint pas, pour excuser sa maladresse, de dire que c'est vous qui l'avez perturbé en clignant des paupières ou en serrant des fesses à l'instant même où il envoyait le bras...

De la même manière qu'on ne croise pas de stars internationales sur notre place (pas encore), on n'y voit jamais non plus un pointeur dont la boule s'est plantée à 2 m du rond parce qu'il l'a accrochée essayer de dire que c'est de la faute de son voisin ; on n'y voit pas davantage un tireur qui fait un écart de 60, sans toujours savoir pourquoi, tenter de sauver la face en vomissant des insanités à l'endroit de son entourage ! Sur la place, devant ce genre de ratages, on rigole de bon coeur à tous les voyages, les plaisanteries classiques, plus ou moins charitables, fusent de tous les coins, et, si c'est en début de partie, il arrive même qu'on rende volontiers sa boule à celui qui l'a échappée, si on s'aperçoit tout à coup qu'il a presque les larmes aux yeux... Pas à douze partout, évidemment ! On a beau être sympas entre nous on ne fait pas pour autant dans l'angélisme à tout va, à plus forte raison si l'apéritif est en jeu, na-tu-re-lle-ment !

Malheureusement, elle a du plomb dans la boule cette pétanque conviviale et réjouissante à la sortie d'un règne catastrophique qui a vu des imaginations délirantes la triturer dans tous les mauvais sens ! Aujourd'hui, par le biais de toutes sortes d'épreuves à sélection, plus ou moins fantaisistes, qu'on n'a pas eu peur d'imposer quelquefois en recourant au chantage - c'était ok pour le machin des clubs ou on vous imposait l'homogénéité : bravo le procédé ! -, la pétanque ne rassemble plus, elle divise, en semant la discorde et la confusion au sein des clubs et des comités !

On est quand même loin désormais, avec ces inventions qui laissent maintenant dans chaque club la plupart des joueurs sur la touche, de cet ancien jeu centenaire, ouvert à tous, et qui ne savait rien, ni des ségrégations par l'argent, ni des sélections arbitraires ! C'est vrai qu'on n'en veut plus en hauts lieux de cette vieille pétanque "pagnolesque", qui rassemblait sans doute trop de monde, puisqu'on a opté définitivement , à en croire un certain nombre de retransmissions télévisées, qui nous coûtent à chaque fois la peau des fesses, puisqu'on paye pour être filmés, contrairement aux autres disciplines, pour le "grandguignolesque."

C'est également divertissant, mais dans un autre registre du rire, un peu forcé, un peu jaune, et pas vraiment pour nous, parce que nous, le jaune, tant qu'à faire, on aime mieux l'avoir au fond du verre qu'au bord des yeux ! A doses homéopathiques, il va sans dire !

# Posté le jeudi 19 novembre 2009 05:35

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 00:02

Où va le sport ?

Où va le sport ?
De nombreux pétanqueurs sont aussi des fans de ballon rond alors on peut parler ici de ce match de la dernière chance pour l'équipe nationale !

Match fabuleux, match de tous les dangers, match exceptionnel, ... Demain, les journalistes ne manqueront pas de se répandre en superlatifs, et pourtant... Et pourtant, c'est avec une réelle sensation de malaise que je suis passé de mon téléviseur à mon ordinateur : où va le sport ? Qu'est devenu son esprit ?

Compte tenu des intérêts financiers qui sont désormais en jeu, tous les coups sont permis, et n'importe qui aujourd'hui ne rechigne pas à tricher : un ballon remis de la main, un but au bout, et on empoche honteusement le bénéfice d'un match décisif, en osant même se congratuler après coup !

Bien sur c'est gagné, mais quand même sans gloire, en tout cas sans la manière ! Alors si on pouvait éviter le triomphalisme, ne serait-ce que par respect pour les valeureux Irlandais, ce ne serait sans doute pas plus mal !

J'ai déjà des douleurs au ventre en imaginant les titres ronflants des journaux de demain, et en devinant aussi les discours chauvins de tous ceux qui ont condamné naguère la main de Maradona contre l'Angleterre, mais qui vont trouver celle de notre joueur quasiment normale !

Où va le sport ? Où vont les hommes ? Où va ce monde, totalement asservi à la dictature du profit et à la culture du résultat à n'importe quel prix?



N.B : Qu'on ne me dise pas pour excuser cette insulte à l'esprit sportif que les Irlandais auraient fait exactement pareil au cas où... Je le sais, et j'aurais alors écrit la même chose dans l'autre sens !

# Posté le mercredi 18 novembre 2009 17:59

Modifié le mercredi 18 novembre 2009 18:20