Je n'aurai sans doute jamais ni le plaisir, ni l'honneur, de jouer avec un champion du monde dans la mesure où ce genre d'opportunité n'est pas donnée au premier venu, mais quel bonheur en attendant de pouvoir jouer de temps en temps en toute sérénité en mixte avec mon épouse, ou encore avec mon fils et avec mes petit-fils, dont le large sourire en dit long... !
Parce que ça non plus ce n'est pas forcément à la portée de n'importe qui ...
Certes on ne forme pas toujours des équipes de choc, mais tant qu'on sera capables de s'aimer assez pour constituer ainsi des vraies formations de c½ur on aura préservé l'essentiel !
D'ailleurs il ne faut pas chercher ailleurs mes plus beaux souvenirs de pétanque : le premier c'est lorsque j'ai emmené mon fils, Jérémy, qui était encore cadet, au bout d'un doublette, car je n'oublierai jamais, ni son sourire, ni ses yeux arrondis, lorsqu'il à pris en mains la coupe du vainqueur ;
et mon second c'est ce samedi 14 juillet : un 1/4 de finale avec Baptiste, mon petit-fils, 10 ans, qui disputait son premier concours ! Là encore difficile de dire qui du petit ou du grand-père était le plus fier et le plus ravi ?
Alors quand je perds une partie décisive, quand le ciel est gris, quand on m'agresse, quand on m'emmerde, quand je me heurte à de pauvres imbéciles qui ne s'entendent avec personne, je pense tout simplement à ça, à ma petite famille, a ce bonheur authentique qu'elle me procure, et mon horizon se dégage instantanément !
Ah ! il n'y a pas de mystères mes amis, à la pétanque tout est dans la tête : quand on est heureux en ménage et en famille, donc par voie de conséquence imperméable au doute, à la provocation, à la médisance, et à toutes autres sottises de cette nature, on est obligatoirement heureux et bon sur les jeux !
Qu'on se le dise !