Les jeux stupides sont très tendance sur les sites de pétanque en mal d'imagination, alors je vais y aller du mien sur ce modeste blog ! Il n'y a strictement rien à gagner, sinon une formidable indigestion virtuelle, et peut-être aussi un total écoeurement, pour de vrai !
C'est une devinette, tout simplement : à votre avis, qui, en échange de 122 euros par tête, presque tout compris (car le vendredi soir l'orchestre bavarois est en prime, mais les boissons sont en sus...) pourra engloutir en deux jours et 4 repas quelques 21 plats différents, encadrés à chaque fois par l'apéritif du départ, et le café/pousse-café de l'arrivée, à savoir...
Non, ce n'est pas Gargantua, ni Pantagruel ! Non, pas l'Ogre non plus, ni le Géant vert ! On cherche, on cherche... Non, ce n'est pas l'incroyable Hulk ! Pardon ? Obélix ? non, perdu !
A savoir, disais-je donc : pas de saucisses-purée baignant dans leur jus, comme on en donne aux gamins en colonies de vacances, mais tout simplement :
- Le vendredi à midi : salade vosgienne, roti de porc aux pruneaux, plateau de fromages, salade verte, et crème brulée , le tout allégrement poussé vers le bas par des rasades de "Bordeaux" blanc et rouge ; bien sur, il y aura aussi de la "cristalline" à disposition : en cas de tache sur un vêtement mieux vaut pouvoir la mouiller immédiatement...
- Le vendredi soir : au son de l'orchestre bavarois, déjà évoqué ci-dessus, "kolossale choucroute" pour les mêmes, vraisemblablement arrosée par des cataractes de bière et autres cascades de vin blanc- ce qui permettra à ceux qui ne seront pas encore sortis des vapeurs du déjeuner de pouvoir continuer à pédaler bon train dedans (la choucroute)... -, puis fromages , tradition française oblige, salade verte et forêt noire , histoire de rajouter deux couleurs supplémentaires au rouge éclatant qui devrait normalement empourprer quelques visages avant la fin de la nuit...
- Le samedi à midi : ré-ouverture des hostilités avec un pâté lorrain ; puis on se laissera tenté par la cuisse à la fois accueillante et confite d'un canard, entourée de petits pois aux raisins ; re- plateau de fromages et re-salade verte, juste avant la tarte aux mirabelles ! Toujours des "Bordeaux" des deux couleurs, et de la "cristalline", incolore, inodore, et sans saveur, contrairement à tout le reste !
- Le samedi soir : on ne plaisante plus, c'est "la fièvre du samedi soir", la Maison ne recule devant aucun sacrifice, menu à 55 euros par tête de pipe pour finir en apothéose ! Espérons, au passage, que la récente augmentation des frais de mutation n'a pas été décidée pour compenser l'inflation galopante des frais de bouche parce qu'au train où vont les choses il y a de fortes chances qu'on ne boucle pas la boucle par ce biais...
Allez, on desserre la ceinture d'un nouveau cran (quand on l'a encore), on redonne un peu de mou aux bretelles, qui risquent d'être amenées, en fin de soirée, à retenir davantage le quidam que le pantalon, et on se rue sur les papillotes de sandre gisant sur leur fondue de légumes aux lardons ; puis on glisse gentiment sur un dos de veau accompagné d'un gratin aux trois légumes , on repique du nez dans le plateau de fromages , on se remet une feuille de salade verte - ne serait-ce que pour faciliter le transit... -, et on en termine avec une bonbonnière aux deux fruits sur lit de caramel et sa boule de glace cannelle , en se laissant bercer par la douce musique en sourdine d'un orchestre de 4 musiciens ! Du coup il n'y a pas que les ronds de serviettes qui vont valser, ceux des licenciés aussi !
On ne sait pas si tout ce beau monde se retrouvera dans la situation que décrit Jacques Villeret à Jacqueline Maillan dans "Papy fait de la résistance", c'est à dire à chevaucher des bananes géantes en vomissant partout, ou encore dans le triste état des acteurs de "La grande bouffe" de Marco Ferreri, mais on gage néanmoins que ce diner de clôture ne devrait pas engendrer la mélancolie...
Retour sur la question du début, car je pense que la plupart d'entre vous l'ont oubliée à force de saliver au fur et à mesure qu'on avançait dans les agapes : qui va pouvoir engloutir tout ça pour 122 euros par tête, presque tout compris ? (hors frais de déplacement et d'hébergement, bien entendu).
Non, pas les gamins de mon club ! Eux, les jours de concours ils apportent leur casse-croute car notre comité n'a pas les moyens de mettre 4 euros par tête dans la bagarre (la moitié du prix total) pour qu'on leur serve des plateaux-repas...
Allez, je vous le dis : tout ça ce n'est pas pour les goinfres précités, mais pour chaque délégué de comité - 3 pour le 71 aux dernières nouvelles, au diable l'avarice -, qui assistera au 65ème congrès national de la F.F.P.J.P. à EPINAL, dans les Vosges ! A votre santé, à notre santé, bien entendu, car quand ce n'est pas le comité qui paye, c'est la "maison mère", et ça revient au même !
Il serait peut-être judicieux, faut-il le préciser, de ne pas envoyer là-bas des gens au régime, ce qui évitera à leur famille de trainer les responsables de l'intendance en justice, en cas d'apoplexie ou autre malheur, pour mise en danger de la vie d'autrui, avec forte préméditation, qui plus est !
Par contre, si les décisions prises à EPINAL, entre les poires et les fromages - qui ne vont pas manquer - sont de la même veine que les mets et du même tonneau que les vins, à coup sur on aura de quoi se réjouir en 2010 ! D'autant plus que nos dirigeants ne devraient pas manquer de nous entendre et de nous écouter, en passant par la Lorraine, avec ou sans sabots, car selon un adage populaire bien connu c'est le ventre affamé qui n'a pas d'oreilles ! Ce qui ne devrait pas être tout à fait le cas du leur...
Quelle que soit l'ampleur des chantiers qui seront ouverts, quel que soient le poids des travaux qu'on imposera à nos dignes représentants à cette occasion, nous voilà complétement rassurés, et eux aussi sans doute, de savoir qu'ils n'auront pas que du pain sur la planche...
Maintenant si d'aventure ce long papier faisait un peu l'effet d'une bombe et qu'il vienne à jeter un froid dans les rangs, ou dans le dos, de quelques uns de nos responsables, qu'ils le considèrent alors comme une bombe glacée : ça leur fera un dessert de plus, et ça passera tout seul !
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N.B : Bien sur, on me dira qu'on est encore loin, très loin, du diner de gala offert aux 200 invités de l'Elysée à l'issue du "Sommet de PARIS pour l'union de la méditerranée", qui a couté la bagatelle de UN MILLION SOIXANTE DOUZE MILLE EUROS et QUATRE CENT TRENTE SEPT CENTIMES (voir sur le site TF1.FR dans le "13h00" de ce jour), soit un menu à plus de 5000 euros par convive, mais il n'empêche, compte tenu des états de fortune de nos différentes instances, qui n'en finissent pas de pleurer misère, qu'un grand nombre de pétanqueurs penseront sans doute qu'on n'a pas hésité, en concoctant un tel projet, à envoyer le bouchon un peu loin... Bon appétit quand même !

