Il est de bon ton, lorsque les gens s'en vont, de les pousser vers la sortie à grands coups de brosse à reluire. Alors chacun y va de son discours emphatique, de ses compliments exagérés, et de ses salamalecs de circonstance ! Le Président de la F.F.P.J.P., Monsieur Alain CANTARUTTI, n'a pas failli à la tradition, à l'occasion du départ en retraite de l'ancien Directeur technique national (DTN), Victor NATAF, en déclarant - et probablement sans rire - (extraits) :
"La pétanque et le jeu provençal lui doivent dans sa démarche vers l'excellence et vers le haut niveau. Victor est arrivé avec un ½il neuf chez nous, et a très rapidement analysé notre situation.(...) C'est un sportif de haut niveau et son regard, son approche passionnée, nous ont donné la reconnaissance de sport de haut niveau. [...] Nous n'avons pas été toujours d'accord, mais cela est le propre des passionnés.(...)"
Véritable artisan de l'avénement de la pétanque moderne et de son accesssion au statut de sport de haut niveau, pour les uns, authentique destructeur d'un patrimoine centenaire, et fossoyeur en chef d'une majeure partie des fondamentaux de la pétanque originelle, pour les autres, Victor NATAF, à l'instar du Président qu'il a servi, et qu'il va rejoindre à la F.I.P.J.P., restera dans l'histoire de la pétanque comme une des figures dirigeantes les plus controversées.
Quand il déclare en quittant les lieux qu'il regrette, d'une part, de ne pas avoir vu la mise en place des nationaux "labellisés", d'autre part, que les championnats des clubs n'occupent pas encore suffisamment de terrain à ses yeux, il est quand même pas mal de licenciés qui sont tout à coup contents de le voir enfin atteint par la limite d'âge ! Après avoir été, pour les mêmes, jusqu'à la limite du supportable avec sa conception totalement discutable, et discutée, de la pétanque!
Une conception, pour oser une comparaison audacieuse, qui s'apparente un peu au phénomène des fameux "subprimes", cette catégorie de prêts à hauts risques, qui consiste à prendre dans les poches de ceux qui n'ont pas grand chose pour bourrer davantage celles de ceux qui en ont déjà de trop, et dont on sait aujourd'hui où elle a conduit le monde de la finance ! D'ailleurs, si les effectifs ont fondu sous le règne de Victor NATAF, et de ceux qui l'ont assisté, ou laisser faire, à la vitesse d'une livre de beurre à la gueule d'un four, c'est sans aucun doute que sa politique, tournée tout entière vers l'élitisme, n'a jamais fait l'unanimité !
On nous dit encore, et je cite de nouveau Monsieur CANTARUTTI : " Il (Victor NATAF) part à la retraite, mais un homme de sa trempe ne peut se résoudre à ce terme de retraite."
Il a tort, Monsieur NATAF, de ne pas penser à raccrocher ! S'il savait "comme il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de vous."
Outre celà, tout arrêter, ne plus rien faire, plus rien du tout, c'est encore la meilleure façon de ne plus se tromper !
N.B. : la "petite histoire" ne nous dit pas si Monsieur NATAF est parti à pied ou s'il s'est éloigné à son tour de notre fédération dans une petite voiture rouge...