La groupie du bouliste :

La groupie du bouliste :
A toutes les femmes qui font tapisserie sur les jeux, bon gré, mal gré !

Elle passe tout son temps au vent
Ou sous un soleil brulant,
La groupie du bouliste,
Dieu que cette fille a l'air triste
Amoureuse d'un égoiste,
La groupie du bouliste !
Elle fout ses week-end en l'air
Mais ses week-end c'est pas grand chose,
Qu'est-ce qu'elle aurait bien pu faire
A part rêver seule dans son lit,
Le soir entre ses draps roses ?

Elle passe sa vie à l'attendre
Guette un mot, un geste tendre
La groupie du bouliste
Au bord des carrés d'honneur,
Elle prend ça pour du bonheur
La groupie du bouliste
Elle le suit jusqu'à la buvette
Et même là elle a pas grand chose
Pas un regard, pas une risette
Elle y repense dans son lit
Le soir entre ses draps roses !

Elle l'aime, elle l'adore
Plus que tout elle l'aime
C'est beau comme elle l'aime
Elle l'aime, elle l'adore
C'est fou comme elle aime
C'est beau comme elle l'aime

Il a des droits sur ses désirs
Elle pas un seul sur ses loisirs
La groupie du bouliste
Elle reste là comme une moule
Pendant que lui envoie des boules
La groupie du bouliste
Quand le concours est terminé
Son petit fauteuil replié
Elle rêve qu'il va l'emmener
Dans un p'tit resto pour diner
Peut-être pour la caliner...

Mais elle dit rien de ses envies
Pour pas lui compliquer la vie
La groupie du bouliste
Mais Dieu que cette fille prend des risques
Amoureuse d'un égoïste
La groupie du bouliste
Elle fout tous ses plaisirs en l'air
Et ses plaisirs c'est pas grand chose
Qu'est-ce qu'elle aurait bien pu faire
Les magasins, deux, trois folies
Bouffer son fric à hautes doses


Elle l'aime, elle l'adore
Plus que tout elle l'aime
C'est beau comme elle l'aime
Elle l'aime, elle l'adore
C'est fou comme elle aime
C'est con comme elle l'aime !


N.B. : Parodie de la chanson de M. BERGER, "La groupie du Pianiste", ben vi
!

# Posté le lundi 19 octobre 2009 07:41

LE BILLET DU LUNDI n°46 :

LE BILLET DU LUNDI n°46 :
On se plaint souvent, et à juste titre, que la pétanque ne rassemble plus des foules immenses : c'est vrai qu'il n'y a pratiquement plus de jeunes qui jouent, mais on peut également constater sans mal que le problème n'est pas seulement là !

De nos jours, en tout cas beaucoup plus qu'avant, la pétanque à cette particularité, sans qu'on sache exactement pourquoi, de ne pas intéresser non plus outre mesure tous ceux qui la pratiquent réguliérement. S'il fut un temps pas si lointain où il suffisait de se présenter sur un terrain avec des boules pour pouvoir faire une partie à coup sur, ce n'est plus le cas aujourd'hui !

Je m'explique : prenons deux exemples, mais on pourrait en prendre des dizaines... Lorsque je jouais au football tous les gens qui arrivaient sur le terrain n'avaient qu'une idée en tête, chausser leurs crampons, prendre un ballon et taper dedans ; idem au judo : en arrivant, les licenciés se changeaient aussitôt et se présentaient sur le tatami pour s'entrainer ! Jamais je n'ai vu des footballeurs ou des judokas venir au club pour rester des heures entières à discuter et finalement repartir sans s'être adonnés à leur sport ! Encore moins pour s'enfermer dans les vestiaires, ou dans le bar du club, afin de faire un 421 ou de taper le carton ! Au contraire, j'en ai même vus passer outre une petite blessure parce que l'envie de jouer ou de tirer était la plus forte ! Et il en est toujours ainsi, aucun sportif en activité ne vient sur les lieux de sa discipline pour regarder ou pour y faire autre chose ! S'il n'est pas très en train il reste chez lui ou il va faire un tarot dans un bistrot.

Or, à la pétanque combien de fois voit-on des gens, en pleine possession de leurs moyens, avec du temps devant eux, venir sur les terrains et vous déclarer, lorsque vous les invitez à faire une partie, qu'ils n'ont pas envie de jouer ? Etonnant, non ? Pas tant que ça ! Il semble bien que ce phénomène résulte de la mentalité très particulière qui règne dans ce microcosme ! Si on accepte tout le monde et n'importe qui au football, comme au judo, si on s'entraine sans rechigner avec le premier qui arrive, sans se préoccuper de son niveau, quitte à être tantôt l'élève et tantôt le professeur, c'est parce que le premier souci des intéressés c'est d'abord de pouvoir pratiquer !

A la pétanque l'esprit est tout autre : il y a partout des clans qui interdisent systématiquement aux uns de jouer avec les autres ! Les plus forts - parfois simplement les plus prétentieux - ne veulent pas s'ennuyer, voire se dévaloriser, en jouant avec des "mauvais" ; les mêmes ne se frottent pas non plus aux "trop bons", avec le risque d'une déculottée qui attenterait à leur orgueil mal placé ; d'autres préférent ne pas jouer parce que leurs copains ne sont pas là ! Ils ne vont quand même pas faire équipe avec une femme ou avec un gamin, pourtant disponibles : eux, ils sont des joueurs, pensez donc, pas des jeteurs de boules... Et ainsi de suite ! Sans parler de ceux qui n'ont pas le courage de sortir les boules de leur coffre, qui trouvent qu'il fait trop chaud en été, et trop froid en hiver ; sans parler non plus des flambeurs qui refusent des parties si elles ne sont pas intéressées !

C'est de plus en plus difficile chaque jour, avec cette récente montée en puissance de la tendance au vedettariat et d'un certain nombre de prétentions, voire de péjugés, de pas mal de joueurs pourtant très moyens, de faire une partie, simplement pour le plaisir, pour s'occuper quelques heures... De guerre lasse, devant une telle situation, nous sommes de plus en plus nombreux à fréquenter de moins de moins des clubs qui meurent à petits feux, et pour cause ! Les "élites" n'ont pas de temps à perdre pour se confronter à des "promotions", lesquels "promotions" n'ont pas envie non plus de les solliciter parce qu'ils ont aussi leur fierté ! Chacun campe alors dans son coin, et quand le compte n'y est pas pour former des équipes "homogènes" alors on jacasse, on boit, ou on s'attable avec des cartes, entre gens de même valeur ou de même sensibilité !

D'aucuns penseront peut-être, en lisant celà, que je caricature à outrance, que je me plais à regarder les choses par le petit bout de la lorgnette, et que je force un peu le trait, c'est possible ! Possible que l'hiver qui arrive à grand pas me communique un peu de sa tristesse, mais si peu... Quand on va sur le terrain quasiment tous les jours, quand on fréquente cette population et qu'on l'observe à longueur de semaines, avec une expérience de 30 ans derrière soi, qui nous a permis de se frotter à tant de climats et de caractères multiples et variés, on sent bien les différences, et on finit quand même par savoir de quoi on parle !

Qu'il s'agisse de disputer un "international" ou seulement d'en jeter un peu en semaine pour se faire le bras, on choisit maintenant ses partenaires avec la même sévérité : chacun son carré, pas question de mélanger les torchons avec les serviettes ! On ne va pas épiloguer pour la énième fois sur les raisons de cette "évolution" (élitisme et tout le toutim...), mais ce n'est certainement pas en agissant ainsi qu'on regonflera des effectifs en chute libre, parce qu'on n'a pas à la pétanque - et je crois qu'on ne l'aura plus - cette culture de l'ouverture vers les joueurs lambda, et de l'intégration des nouveaux venus !

Dans la plupart des sociétés de boules il faut vraiment "casser la baraque" pour être admis dans les cercles du haut ! A défaut de quoi, soit on regarde, soit on envoie des boules tout seul dans son coin, jusqu'au jour où on décide de les ranger au fond de son garage et de passer à autre chose !

A lundi prochain. Bonjour chez vous et portez-vous bien !

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 18:01

Modifié le lundi 19 octobre 2009 14:33

C'est dans le journal !

C'est dans le journal !
Quelle horreur ! Enfer et damnation, voilà que le journal local se fait tout à coup l'écho des petites misères et des gros malheurs de la pétanque du département, probablement au grand dam de quelques uns de nos dirigeants qui auraient sans doute préféré qu'on lavât notre linge sale en famille !

Effectivement, c'est sans complaisance que "le Journal de Saône-et-Loire" souligne dans les pages "sports" de son édition du jeudi 15.10.2009., que "le dernier concours jeunes qui a eu lieu à Paray-le-Monial s'est déroulé dans des conditions intolérables."

Aïe, aïe, aïe, ça c'est envoyé ! Et de rajouter un peu plus loin, je cite " Il fut entaché par un incident, deux jeunes de Mesvres ayant insulté une dirigeante de Paray. On se pose des questions sur la passivité des parents." C'est en effet à ces derniers, en cas de dérapage, qu'il appartient de remettre leur progéniture dans l'axe de la piste...

Sans doute notre Président de comité et autres responsables n'ont pas applaudi à deux mains s'ils ont eu l'occasion de découvrir ce papier , et on peut le comprendre : ça ne fait jamais plaisir quand la discipline qu'on représente fait l'actualité d'une rubrique dans de telles conditions ! Et cependant, il faut bien reconnaitre que c'est quand même une bonne chose que des agissements semblables ne soient pas passés sous silence, parce qu'il y va de l'autorité des éducateurs et de l'image de marque de la pétanque, qui n'est déjà pas des plus reluisantes, c'est le moins qu'on puisse dire !

D'ailleurs si la pétanque traine encore aujourd'hui une réputation désastreuse, c'est peut-être justement à cause des silences du passé : à cause de trop de débordements de toutes natures qu'on s'est toujours employé à dissimuler, et qui n'ont jamais fait l'objet de sanctions exemplaires !

De nos jours, avec internet, fabuleuse invention qui peut être à la fois la pire et la meilleure des choses, c'est la fin de "l'omerta" ! il y a toujours quelque part, en cas d'anomalie, d'exaction, de tricherie, ou de scandale quelconque, quelqu'un qui a vu et qui dénonce, et c'est plutôt salutaire de ne plus s'asseoir sur l'inadmissible ! Désormais les nouvelles vont vite, elles font le tour du monde à la vitesse de l'éclair, alors à chacun, s'il n'a pas envie de faire la une avec son plus mauvais profil, de se tenir comme il faut, et de ne pas prêter le flanc à une critique complétement justifiée et justifiable !

Dans un cas comme celui qui nous occupe on ne peut rien reprocher au journaliste, qui arguerait bien sur de la liberté de la presse, et qui ne manquerait pas de soutien dans la population bouliste !

Moi aussi j'ai mal à ma pétanque quand il faut en parler ainsi, mais je crois que ce serait bien pire si on étouffait de telles affaires parce qu'on créérait alors un précédent fâcheux ! Ce n'est donc pas plus mal, lorsqu'ils dépassent l'entendement, de narrer les faits sans concession, en espérant qu'ils seront suivis d'une sanction à la hauteur de l'incongruité pour donner à réfléchir à d'éventuels "imitateurs."

# Posté le jeudi 15 octobre 2009 17:41

Modifié le jeudi 15 octobre 2009 17:56

Ca ne prouve rien...

Ca ne prouve rien...
Les concours de tir sont des exercices qui ne manquent pas d'intérêt, mais qui doivent néanmoins rester des attractions et ne pas être organisés pour procéder à des sélections quelles qu'elles soient. Parce que ça ne prouve strictement rien !

En effet, taper une boule à la sautée, ou un bouchon à 10 pas, ça réclame énormément d'adresse, bien entendu, mais ça ne signifie pas pour autant que celui qui est capable de ce type de réalisation sera obligatoirement un excellent compétiteur, et encore moins un bon équipier !

Parce que chacun sait bien qu'on n'évolue pas du tout de la même manière au sein d'une équipe que seul devant des cibles. L'état d'esprit du joueur, inclu dans une formation, n'est pas du tout le même, et la pression qu'il doit gérer est également tout autre. En équipe, il faut composer avec ses partenaires, avec leur caractère, avec leurs qualités, avec leurs défauts, avec leurs avis... Il faut aussi gérer la partie, ensemble, c'est à dire être capable de faire preuve d'une certaine intelligence du jeu que ne réclame pas l'exercice individuel du concours de tir au cours duquel il n'est pas indispensable de réfléchir, mais simplement de frapper !

Voilà pourquoi ces concours, aussi intéressants soient-ils, doivent absolument être considérés comme des distractions, et non pas comme des démonstrations sans appel de quoi que ce soit ! Il suffit pour s'en convaincre de voir la différence de rendement qu'il y a quelquefois entre le joueur qui ne manque rien quand il s'échauffe tout seul au milieu du terrain, justement parce qu'il est seul, parfaitement décontracté, et qui ne fait plus qu'une frappe sur trois dès que la rencontre est commencée...

En conséquence, pour sélectionner des gens, à tous les niveaux, il est certainement beaucoup plus rationnel de le faire uniquement en fonction de résultats obtenus en parties sur une saison entière, plutôt que de suspendre leur destin à une série de frappes successives, qui ne reflétent pas forcément la régularité de l'individu, et encore moins sa valeur intrinsèque, puisqu'il n'a pas, à cette occasion, la possibilité de faire la preuve de ses qualités humaines, et de sa capacité à s'intégrer dans une équipe.

Ceci étant, je vais vite le préciser avant qu'on essaie de me faire dire ce que je n'ai pas dit : tous les gens qui brillent dans les concours de tir ne sont pas non plus des mauvais partenaires, et un champion de tir de précision peut tout à fait se révéler particuliérement performant en équipe !

Dommage que les concours de points, nettement moins spectaculaires, se fassent beaucoup plus rares que les concours de tir, parce que n'importe quel pétanqueur sait bien que c'est la clef de voute de la réussite, et que la plupart des parties se gagnent au point !

Par ailleurs, un concours de points réclame une concentration supérieure, et de tous les instants : si un pur tireur, c'est à dire un tireur d'instinct, peut frapper des boules en toute décontraction, en usant de son adresse naturelle, il n'est pas de joueur qui puisse pointer correctement sans s'appliquer !

# Posté le jeudi 15 octobre 2009 06:24

Modifié le jeudi 15 octobre 2009 09:10

Les trois (petits) Mousquetaires :

Les trois (petits) Mousquetaires :
Vainqueurs des sélections cadets qui ont eu lieu le dimanche 11.10.2009. à Paray-le-Monial, voici les trois jeunes garçons qui iront donc prochainement à Nîmes avec l'ambition d'être retenus en équipe de france "espoirs"

De droite à gauche : Valentin BONNARD, de Marsannay-la-Côte (21), Quentin MALTAVERNE, de Chatillon-en-Bazois (58), et Kévin ELWANGER, d'Offerffhen (68).


Bravo les petits, on y croit, la route continue !

# Posté le mercredi 14 octobre 2009 12:55